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Notre histoire

Création

L’Église évangélique libre de Castres a été créée en 1866 et refondée en 1957 (en 1938 elle avait choisi de fusionner avec l’Église réformée).

 

Nombre de membres

Il s’agit du nombre d’adultes ayant professé leur foi publiquement et officiellement inscrits comme membres de l’association cultuelle (loi 1905 après cette date).

1875 1899 1919 1926 1928 1933 1935 1947 1959 1966 1981 1997
32 38 17 31 35 39 40 X 25 31 43 51

Source : Les Églises évangéliques libres 1849-1999 par Claude Baty, Édition spéciale LLB, 1999.

 

Histoire détaillée

Chapelle Eglise Evangélique de Mazamet, boulevard Soult/ 29 Octobre 1849/Démolie pour faire des appartements pour les pasteurs
Chapelle Eglise évangélique de Mazamet, boulevard Soult.
Consacrée le 29 octobre 1849.
Démolie pour faire des appartements pour les pasteurs de l’ERF.

Toutes les Églises évangéliques libres du Tarn sont le fruit de l’esprit missionnaire qui s’est manifesté avec force en France à l’époque connue sous le nom de “Réveil” (1830-1850).

En 1837-1838, un instituteur de la région de Saint-Jean-du-Gard, nommé David Reymond, fait une tournée de colportage et de réunions dans la région de Mazamet-Castres.

Une Église évangélique libre se constitue à Mazamet et, à partir de 1852, des membres de cette Église viennent tenir des réunions à Castres, dans une salle située derrière l’église Saint-Jacques (actuellement rue Francisco-Ferrer).

En 1856, Castres est avant-poste de Mazamet et les cultes réguliers sont assurés par deux laïcs : Bernard Gasquet et Pierre Enjalbal, qui décèdent l’un et l’autre en 1860.

La petite Église de Castres demande à Mazamet quelqu’un pour présider le culte tous les dimanches. A cet effet, on loue une salle plus spacieuse (rue d’Empare) et les 15 à 20 fidèles se cotisent pour payer le loyer de la salle et les frais de route hebdomadaires du visiteur mazamétain. Le rapport de Mazamet au Synode de Paris en 1864 constate que l’œuvre de Castres se poursuit régulièrement.

En 1865, la communauté fait appel à son premier pasteur, Daniel de Robert, et le 26 octobre 1866, l’Eglise de Castres est reçue dans l’Union des Églises Evangéliques Libres de France au synode de Nîmes. Elle avait alors 17 membres inscrits.

Installé en août 1872, le pasteur Bord donne une vive impulsion à l’Église. C’est pendant son ministère que l’église s’installe dans un magasin rue du Temple (rue aujourd’hui disparue et qui débouchait sur la rue Emile-Zola), magasin contigu à l’endroit où s’élevait, avant la Révocation de l’Edit de Nantes, un des temples détruits à Castres et d’où la rue tirait son nom.

Chapelle au 23 avenue de Roquecourbe à Castres Détail de l'entrée de la chapelle
Chapelle du 22 av. Lucien-Coudert (ex-avenue de Roquecourbe)
de 1881 à 1938 puis de 1963 à 1991.

En 1878, l’Église compte 47 membres inscrits (source : Histoire du protestantisme dans l’Albigeois et le Lauragais, par Camille Rabaud, 1898)

C’est durant le ministère du pasteur Aquilas Barnaud (1878-1891) qu’est construite la chapelle au 23 avenue de Roquecourbe (actuellement rue Lucien-Coudert, où la façade est toujours visible car classée). L’Église compte alors 55 membres inscrits et 61 enfants à l’école du dimanche.

Au début de la guerre 1914-1918, l’Église compte encore 45 membres, mais va connaître de grosses difficultés avec la mobilisation de son pasteur, monsieur Arnett, de 1915 à 1918. En 1919, elle ne compte plus que 17 membres et 10 enfants à l’école du dimanche.

Elle se relève cependant pour atteindre le chiffre de 34 membres en 1925 et s’est à peu près maintenue jusqu’en 1938 où a été posée la question de l’unité du protestantisme en France. La quasi-totalité de l’Église a suivi son pasteur et son conseil presbytéral acceptant la fusion avec l’Église réformée. Les biens de l’Église libre ont donc été dévolus à l’ERF.

Locaux rue Raymond-Vittoz (ex-rue Durenque) de 1957 à 1963.

Pendant la période de la guerre, de 1939 à 1945, il n’y a plus de trace visible de la communauté libriste de Castres. De 1945 à 1957, les cultes reprennent tous les dimanches à Béthanie chez M. et Mme Albert Bonnet, au titre d’annexe de l’Église libre de Vabre.

En 1957, avec l’arrivée du pasteur André Bettex et la location d’un local rue Durenque, l’Église libre de Castres prend un nouveau départ, et en 1963 elle réintègre la Chapelle située avenue de Roquecourbe (actuellement rue Lucien-Coudert).

En 1974, au départ de Monsieur Bettex, l’Église compte 49 membres inscrits.

C’est durant le ministère du pasteur Yves Pizant que l’église de Castres décide de commencer en 1982 un travail pionnier à Castelnaudary. Elle projette aussi d’implanter l’église dans le quartier de Lameilhé à Castres.

Le 1er culte à la toute nouvelle chapelle rue Gabriel-Fauré a lieu le 3 mars 1991 et l’inauguration officielle les 8 et 9 juin 1991 avec les autorités de la ville.

En 2013 la construction d’un presbytère sur le terrain de l’Église est achevée, et le presbytère de la rue André-Montaud (quartier de Roulandou) est vendu par l’Union des Églises évangéliques libres.

En 2014, l’Église compte 70 membres inscrits et environ 25 enfants à l’école du dimanche/caté.

 

Chapelle rue Gabriel Fauré (depuis 1991) Chapelle rue Gabriel-Fauré / rue Pierre-Raynaud depuis 1991.  
 

Liste des conducteurs spirituels de l’Église évangélique libre de Castres (pasteurs et laïcs)

1852-1865   Andrieu - Gasquet - Enjalbal (laïcs)
1865-1872   Daniel de Robert
1872-1877   A. Bord (décédé au service de l'église)
1878-1891   Aquilas Barnaud
1891-1892   Albert de Grenier (décédé au service de l'église)
1892-1895   Samuel Galland
1895-1902   Élie Bonnet
1902-1914   Henri Chatelain
1914-1919   Ch. Arnett
1919-1938   A. Boutonnet
1938-1957   Albert Bonnet (laïc - Église de maison)
1957-1974   André Bettex
1974-1979   Daniel Weiler
1979-1992   Yves Pizant
1992-1994   Luc Olekhnovitch
1994-1995   Jacques Lauzet
1995-1998   Antonio Marques (décédé au service de l'église)
1998-2002   Michel Siegrist
2002-2011   Étienne Waechter
2011- ...       Alexis Lamothe